A glisser dans la valise

Un petit livre, ... pas bien épais mais tellement puissant!

En fait nous on n'a pas résisté ... On n'a pas attendu les vacances! sitôt emprunté à la bibliothèque, sitôt dévoré!

Il faut vous avouer que Hugo a vraiment beaucoup apprécié la grammaire est une chanson douce, la révolte des accents et les chevaliers du subjonctif. Alors j'ai emprunté les mots immigrés en étant persuadée de passer un bon moment. Mais j'étais bien, vraiment bien loin du terme!

Les premières pages débutent par un débat politique pour les élections présidentielles mais la campagne est interrompue par manque de mots.

Et là, moi j'ai basculé ... basculé dans le monde de ceux que les difficultés d'élocution (une pensée pour les amies qui aiment les livres et pas des troubles complexes de communication) privent de mots.

En prenant ces lunettes, on retrouve toute l'importance de la pauvreté des discours lorsqu'on ne dispose que de mots isolés, on comprend que tous les mots sont importants (ça vous le saviez déja!) qu'ils ont tous une histoire, que la manière dont ils ont intégré notre langue, correspond à une histoire collective, la notre.

Ce livre il permet illustre parfaitement la phrase de Kate Ahern :

« Quand vous décidez du nombre de mots qu’une personne mérite d’avoir à sa disposition, vous décidez de la taille de leur monde. Choisissez bien ! ».


Mais ce livre m'a aussi parlé de la "domination" possible de ceux qui ont les mots.... le contexte dans lequel les mots font grève est pour beaucoup dans cette lecture politique: le débat de l'entre-deux tours de l'élection présidentielle qui se retrouve reporté de deux semaines pour permettre aux mots d'exprimer leurs revendications.

Ce militantisme des mots, cet appel pour une reconnaissance de la diversité des mots en raison de leur diversité d'origine et cet amour de la langue, me permet de faire la relation avec la communication alternative et améliorée.

Bref ce livre me pousse à réfléchir à la langue, à son évolution permanente. En tant que partenaire de communication et personne impliquée dans la diffusion de la communication alternative, la question du vocabulaire de base et de la personnalisation quasi permanente sont induites.

Bref on dirait pas mais pour moi ce petit ouvrage (car oui je l'avoue, avec Hugo on a eu tellement de plaisir à le lire qu'on aurait bien accepté 1000 pages de plus!) parle aussi de politique, de linguistique et aussi CAA !

Sitôt après la publication de ce post, je prendrai ma plus belle plume et ainsi que les auteurs nous y invitent nous enverrons avec Hugo un vrai courrier postal à son attention à l'adresse mentionnée dans le livre pour lui parler ce sujet qui m'anime: redonner la voix non pas aux candidats pas si fictifs que ça à la présidentielle décrits dans l'ouvrage mais tous les "sans-voix".




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