« On a toujours besoin d’un plus petit que soi »

Je ne sais pas si je suis plus grande où plus petite que Sandrine mais ce dicton nous rappelle la nécessité de collaborer car nous avons tous des visions , des réflexions, des utilisations différentes des outils et des accompagnement. Et cette richesse il nous faut l'exploiter et encore plus car contrairement aux matières premières plus on exploite plus la quantité augmente!

Un problème de paramétrage de boutons sur Minspeak nous a permis avec Sandrine de nous lancer à batons rompus dans une discussion sur l'organisation du vocabulaire dans Minspeak, avant 10 heures un dimanche matin! Comme quoi il n'y a pas d'heure pour parler de la CAA!


Et de l'objectif de départ : faire une grille de dessins animés pour aider Mini Miss (alias Leina!) à utiliser son Minspeak en exploitant son appétence pour ces supports des questions quasi philosophiques sont apparues! Fallait il programmer chaque touche avec un dessin animé différent ? A première vue cette solution semblait totalement adaptée et donc s'imposer!

Oui mais ... est ce qu'en réfléchissant ainsi on ne restreint pas Mini Miss? Si on transpose pour nous adultes . Quand utilisons nous généralement le titre d'un film ( à moins que ce soit vraiment LE film qui parle vraiment) si ce n'est pour demander à le voir ?

D'où la réflexion en proposant directement les titres des dessins animés que Mini Miss adore on l'enferme avec douceur et bienveillance dans ce qu'elle nous montre d'elle en ce moment, et dans une fonction bien particulière de la communication à savoir la demande!


Nous à la maison avec Hugo on a longtemps très longtemps souffert de ce double enfermement ... l'avantage c'est que cela m'a permis de réfléchir pendant des années à cet écueil, j'ai donc beaucoup lu, écouté aussi (surtout Marielle !) et questionné lorsque je perdais le sens et aujourd'hui j'ai aussi bâti une grille de dessins animés pour Hugo mais au lieu de mettre les titres, j'ai repris les personnages principaux, organisés en fonction des dessins animés.

Avec ce type de grille on peut commenter commenter le dessin animé, l'action en cours, le livre dont on pratique la lecture mais aussi faire référence à un dessin animé particulier lorsque l'on vit une expérience similaire. Ainsi, on enrichit vraiment le vocabulaire disponible dans Minspeak et surtout on travaille les autres facettes de la communication. En outre, avec ce type de grilles on exploite plus intensément le vocabulaire de base disponible dans Minspeak, rendant les séances d'apprentissage bien plus légères et faciles à mettre en place car elles sont centrées sur les intérêts de l'enfant qui en plus baigne dans son environnement fétiche qui peut même avoir comme récompense le visionnage du dessin animé demandé.


Et puis en faisant ainsi, on est bien plus proche de l'esprit Minspeak qui n'utilise guère le vocabulaire préformulé, préférant laisser à l'utilisateur le soin de construire sa langue et ses tics de langue qui nous rendent tous uniques et attachants. Au passage on exploite aussi ce que j'ai retenu de l'approche Lamp au passage!


Ce matin j'ai compris car j'ai réussi à mettre des mots en parlant avec Sandrine que bâtir une page Minspeak pouvait se résumer à poser des pictos/mots les uns à coté des autres mais que si auparavant de on s'interroge sur l'utilité de la page, les fonctions de communication à exploiter et l'articulation de la page nouvellement créé avec le reste du dispositif la puissance de Minspeak en est décuplée , et cerise sur le gateau, les apprentissages en sont facilités. On aurait tord de foncer tête baissée (et c'est moi qui vous dit ça ... ma maman ne me reconnaitrait pas!!!)


Comme quoi on a beau avoir une expertise indéniable, confronter ses idées avec autrui permet d'avancer. Je n'aurai jamais imaginé avoir cette réflexion et encore moins écrire ce post sans cette discussion avec Sandrine !

Merci :)



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